Photo: Melanie
Sentiments, sentiments:
Je me languis parfois le dernier battement de mon coeur, l'ultime battement.
Quel abruti cet organe !
Il se force à battre, combattre, il s'éssouffle et subit le spleen, la mélancolie, la colère, la douleur, les chagrins d'amour, ... Tout ces éfforts pourquoi ?
Pour un simple sourir, quel con.
Une mort commestible:
Je le regardais gouter à la mort, bouffée après bouffée. Une fois son festin terminé, il m'enlaça avec tendresse et nous échangames un baiser mortuère. J'avais l'impression qu'il me quittait sans vraiment le vouloir, qu'il s'éloignait pour revenir. Nos lèvres continuaient de s'articuler, mon coeur se consumait, la fumée me penetrait. Nos bouches se séparèrent, j'ouvris les yeux et je vis qu'il pleurait. Une unique larme cristaline me fendit le coeur, tel une hache. Les battements impulsifs cognaient contre mes tempes. C'est après quelques secondes quie je me rendis compte que j'avais la bouche ouverte et mes poumons vide d'air.
Aujourd'hui:
J'aimerai être réveillé par les galopades des pattes griffus de ma ratte, ouvrir les yeux pour apercevoir la lueur orangée du soleil. Pousser un soupir de bien être profond en m'étirant. Me lever le corps aussi leger qu'une plume pour apprécier ce jour nouveau. Après avoir fait craquer tout mon squelette, je croquerai une pomme à peine dents avec un sourir malicieux. Je sortirai en sautillant de joie avec un air intentinet débile. Je marcherai respirant à plein poumons l'air qui m'entoure, saluant chaques personnes que je croiserai sur ma route. Je ne n'asserai pas sur le banc, mais sur le rocher plus haut. J'admirerai la vue, scruterai les collines et m'allongerai pour oberser le ciel, à droite le Soleil et à gauche la Lune. Je me sens si bien loin des obligations incessantes de la vie, je pourrai presque la trouver très palpitante.
Lui:
La brise legère soulève mes cheveux aux reflets violet. Le duvet vert qui nous entoure, s'étend à perte de vue.
Il lisait attentivement les quelques pages fines de l'Ingénu. Assise à ses côtés, je l'observais activement sous toutes ses coutures. Une chevelure brune épaisse décoiffée avec soin, de petites oreilles que l'on avait envie de croquer, un nez fin soupoudré de taches de rousseurs, de formes diverses et variées.
Mon oeil scruteur s'arrêta sur une de ses taches. Elle était située sous son oeil droit ce qui lui donnait un air romantique. Son regard fixa soudainement le mien remplit de curiosité. Ses yeux étaient de couleur chocolat fondant, bordés de noir qui dégradait vers le gris en s'éloignant de sa pupille rétractée.
Ses lèvres déssinaient des courbes parfaites et rebondit, de teinte rose pale sucrée. Je mordis les miennes lorsqu'il reposa son regard sur moi. Sa main carressa ma joue en souriant, une fausette apparut au coin gauche de sa bouche, ce qui lui donna un air vraiment sexy et irrésistible.
Son visage s'approcha du mien, confiante je laissais mes yeux sombrer dans le noir. Aveugle, je sentis ses douces lèvres chaudes que j'avais observé auparavant, se poser sur les miennes. Elles s'articulèrent avec amour et envie, ce qui provoqua un infinie frisson sur ma peau.
Je le supliais silencieusement de ne pas arrêter, et s'il s'arrêtait de recommencer.
(Textes de moi)
"J'écris mon histoire un peu plus chaque jour,
je suis moi-même la matière de mon propre livre.
Lorsque j'arriverai à la page où son inscrit en toutes lettres: le jour, l'heure, à la seconde à laquelle mon coeur coagulera, je gouterai à l'amertume de la mort et avalerai goulument mes derniers souffles de vie."
Shuki